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L’état de Grasse

  • vendredi 20 octobre 2017 - N°2356

    Pôle Parfums Arômes

    Le plein des sens

    Lors d’un séjour à Grasse dans les années 1920, Coco Chanel rencontre le parfumeur Ernest Beaux et lui commande «un parfum de femme à odeur de femme». Un an plus tard, Beaux lui présente deux séries d’échantillons numérotés de 1 à 5 et de 20 à 24. Elle choisit l’échantillon N° 5. A la question «Quel nom allez-vous lui donner ?», elle répond : «Je lance ma collection de robes le 5 mai, cinquième mois de l’année, laissons- lui le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera chance». La couturière avait du nez car longtemps ce parfum sera le plus vendu en France et avec lui, la renommée de la ville ne s’est jamais évaporée. Grasse et le parfum, c’est un peu comme Menton et son citron, Nice et son carnaval, Cannes et son Festival du Cinéma... Dans le domaine des senteurs, Grasse porte une réelle légitimité. Son environnement constitue déjà à lui seul un pôle d’intérêt national. Plus de 50% des emplois industriels nationaux dans les parfums et arômes y sont localisés et près de 10% du chiffre d’affaires mondial de la filière y sont réalisés. Les deux premiers industriels français y sont toujours implantés comme Mane SA et Robertet. Inspirée, la ville a vite compris qu’elle ne pouvait pas mettre ses fragrances dans le même flacon. Sûrement moins glamour, c’est l’industrie agro-alimentaire, chimique ou cosmétique qui est aujourd’hui génératrice d’activité pour Grasse. Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait le succès. 

    Gérard Clétil

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